Ce blog est un espace culturel exprimant son lien de coeur avec la Thaïlande.
Il évoque aussi la mission en Thaïlande de notre petite association et ceux qui nous aident.
Un autre blog plus complet est dédié aux amis-membres de Petit Eléphant.
Il a pour objectif d'apporter des informations concernant la vie des enfants au Refuge de Mae Rim dans le nord de la Thaïlande.

Bon voyage

En arrière plan, merci aux enfants du Refuge pour le dessin.


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dimanche 11 juillet 2010

Coup de Coeur pour Mundane History










Ake est un jeune homme de famille aisée thaïlandaise. Paralysé suite à un accident, il vit dans sa chambre enfermé dans ses pensées cosmiques.
Pour accompagner le jeune homme dans sa vie quotidienne, son père met à son service un infirmier surnommé Pun.
Au début, la relation est distante entre les deux hommes, mais Pun, le soignant, d'abord découragé, va permettre à Ake de s'ouvrir à nouveau au monde visible grâce à son dévouement et sa gentillesse.
Petit à petit, Ake reprend goût à la vie, jusqu'à vouloir ressentir à nouveau les sensations de son corps comme de vouloir rester sous la pluie de la mousson.
Dans cette relation devenue détendue, Pun et Ake échangent leurs impressions à travers des projections méditatives, mettant en scène la puissance des phénomènes karmiques et de l'Univers, la force de la vie, son impermanence, et la place de l'être vivant, réincarné sans cesse jusqu'à atteindre le nirvana.
En l'occurence, il y est relaté l'histoire d'un oiseau qui après avoir connu la liberté de voler va mourir abattu, le film lui même se terminant sur la naissance possible et violente d'Ake.
C'est aussi subtilement, grâce à la bienveillance de Pun que l'on voit le père d'Ake, dont la communication avec lui était devenue impossible, s'ouvrir petit à petit à son fils.
Ce film sensible et magifique est le premier long métrage talentueux de la jeune réalisatrice thaïlandaise Anocha Suwichakornpong.

Dominique

mercredi 26 mai 2010

Apichatpong Weerasethakul


En cette période tourmentée pour la Thaïlande, c’est avec émotion que nous apprenons que le jury du festival de Cannes, présidé par Tim Burton, a attribué la Palme d'or au réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul pour « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ».

Du 1er octobre 2009 au 3 janvier 2010 avait lieu à Paris une exposition d’Apichatpong qui comportait des bribes de film issues de ce long métrage.

En visitant un temple, non loin de chez lui, dans le nord-est de la Thaïlande, Apichatpong avait rencontré un moine qui lui avait offert un livre, dont il était l’auteur, intitulé : « A man who can recall his past live »

Ce livre racontait l’histoire de Boonmee qui se rappellait ses nombreuses vies antérieures.

C’est ce livre qui a inspiré le scenario du film d’ Apichatpong.

Dans cette intention, il a visité de nombreux villages dont Nabua, dans la province de Nakhon Panom.

Des années 60 à 80, Nabua fût une base de l’armée thaïlandaise, d’où étaient déclenchées des opérations contre les insurgés communistes de la région. Fuyant les exactions commises par l’armée, beaucoup de villageois se refugièrent dans la jungle. De violents combats eurent lieu dans les rizières, des fusées illuminaient le ciel nocturne, les hommes avaient fui le village qui n’était plus habité que par les femmes et les enfants.

Ainsi ce village est encore à ce jour hanté de souvenirs douloureux.

Apres la fin de la guerre froide, le gouvernement thaïlandais souhaita se réconcilier avec les villageois en leur offrant des terres en échange de la restitution de leurs armes.

On oublia les morts.

Dans le projet « Primitive », Apichatpong se penche sur ce village de Nabua, y filme les adolescents dans leur vie quotidienne. Il s’agit aussi de « réactiver leurs mémoires » et de « redonner vie à leurs souvenirs ».

Dans ces extraits de films, on y voit des impressions de lumières, celles du soleil, celles plus artificielles des tubes fluorescents et des diodes, celles naturelles des éclairs et du feu qui « exhument les esprits ».

« C’est un hommage aux forces destructrices, celles de la nature, celles qui sont en nous, celles qui brûlent pour renaître, se réincarner et se transformer » A.W

L’ exposition comportait 8 extraits: Primitive, Nabua, Making of the Spaceship, a Dedicated Machine, an Evening Shoot, I’m still Breathing, Nabua Song, Phantoms of Nabua.

Nous y découvrons la vie des adolescents de Nabua qui se mêle au passé refoulé de ce village, comme s’il fallait se libérer de tensions devenant insupportables.

Apichatpong nous permet ainsi d’aborder « les complexités qui nous habitent – celles du passé, de notre imaginaire, celles de nos émotions » afin de les rendre plus familières et de s’accorder avec elles.

Né à Bangkok en 1970, Apichatpong a passé son enfance à Khon Kaen, dans le nord-est de la Thaïlande. Il y a fait ses études universitaires avant de poursuivre des études de cinéma à Chicago.

Ses films, comme une maladie d’amour dans « Tropical Malady », un hommage à ses parents médecins pour « Syndromes and a century », évoluent hors du commun. Ils invitent le spectateur à ressentir les sources et le sens de son existence, à envisager les réincarnations, à se laisser aller à la contemplation, à la méditation, à songer à l’expérience spirituelle.

Syndromes and a century

Texte: Dominique

lundi 2 novembre 2009

Pris dans le piège




Thaïlande. Un homme se promène dans la jungle. La nuit tombe et il se perd. Un tigre le suit.

Auteur Compositeur Dominique Crozas- Arrangements avec Jean-Jacques Vergnaud - La Rochelle.


Illustrations vidéos extraites du magnifique film du cinéaste Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, Tropical Malady (2004)

Texte:

Voici des heures que j’avance

Je m’accroche à des ombres rassurantes

Le ciel est rouge et l’abondance

Des grandes feuilles dans l’air moite

Rendent ma progression lente

Je sens que le vent se soulève

La nuit qui tombe est noire comme l’ébène

La chaleur fait gonfler mes veines

Derrière mon allure maladroite

Les branches se relèvent

C’est sûr je me suis perdu


La pluie ruissèle sur ma peau

La peur qui monte me rend squelettique

La douleur envahit mes os

Et mon aventure idyllique

Me conduit droit au tombeau

Je le sens qui s’approche doucement

Ma frayeur me fait honte, je glisse dans la boue

Lui seul sait qui je suis vraiment

Il me faut rester digne et me tenir debout

Devant le tigre qui me suit


Une lumière lunaire éclaire

Un précipice ou il me fait aller

Est il curieux ou affamé?

A l’intérieur de moi s’opère

Un profond changement

Je vois un chaman qui danse autours de moi

Il me montre la voie de mon âme

Comment ai je pu survivre tout ce temps

Dans la fuite, dans l’errance et dans les tourments

Je n'ai plus peur maintenant.


lundi 8 septembre 2008

Chuuut!




Dans cette jolie bande dessinée de Minfong Ho et Holly Meade, une douce maman s'évertue à vouloir provoquer le silence afin que son bébé puisse rester endormi.
Une fois la nature domptée et le silence acquis,
"plus un son, plus un bruit.
Plus même un souffle de vent.
Dehors, la lune d'argent
glisse dans le ciel de nuit.
Plus rien ne bouge;
tout dort..."
Bien sûr, son bébé se réveille!
Les bruits de la campagne dans le soir, le passage d'un lézard, d'un chat, d'un mulot gris qui croque du riz, d'une grenouille, d'une truie avec ses petits, d'un gibbon qui se balance, d'un buffle, d'un éléphant jamais bien loin, comment voulez vous ne pas vous endormir, comblé de cette vie là, sur cette terre si apaisante?
Seul le silence alors pourrait vous réveiller...

Comme le souligne Minfong Ho:
"Pour mon père, Ho Rih Hwa, dont les récits à l'heure du coucher, peuplés de tortues, de guerriers, de géants et d'éléphants me tenaient éveillée plus qu'ils ne m'endormaient au temps de mon enfance thaïlandaise"

Chuuut! de Minfong Ho et Holly Meade aux Editions Père Castor - Flammarion

Dominique

mercredi 2 juillet 2008

เดี่ยวพิณ บ้านมหา ดอทคอม



Entrons dans la joie de la musique de l'Issan.

Ici, vous entendez un Phin. Il s'apparente plutôt à un Banjo. C'est un instrument typiquement d'origine thaïlandaise.

L'originalité de la musique thaïlandaise est qu'elle utilise une gamme de 8 notes arrangée en 7 intervalles sans demi-tons (notre gamme occidentale est faite de 7 notes séparées de tons et de demi-tons)

Dominique

lundi 25 février 2008

Pays du Sourire




« Mon cher Jean,

Le pays du sourire. C’est ainsi que l’on surnomme aussi le Siam.

Dois-je vous avouer que c’est aussi la raison pour laquelle j’y suis et que j’y reste ?

Ce sourire est tout. Je ne vous ai pas du tout menti en vous révélant le foudroiement qu’avait été pour moi, dés l’aéroport, le premier contact avec cette nature tropicale et enchanteresse. Mais je me réservais de vous dire ici qu’avant d’en arriver aux palmiers et aux frangipaniers, j’étais passé par l’officier de l’immigration, par l’agent des douanes, par l’hôtesse de l’aéroport, par mes amis qui m’attendaient et qui, tous, m’ont gratifié d’un sourire qui venait d’un monde que je ne connaissais pas, que je n’avais jamais connu. Ce sourire n’était pas de simple politesse à l’égard d’un étranger que l’on accueille, il révélait le fond du puits de l’âme, pas seulement de l’âme de la personne mais de tout un peuple qui l’affiche à tout moment, à tout propos, à tout venant. C’est un univers entier, en effet, qui sourit dans chaque Thaï : C’est le fondement de la culture thaïe, et si on ne l’a pas compris, on ne comprendra rien à rien.

Ainsi, lorsque d’aventure il m’advient de saisir de ce phénomène certains interlocuteurs qui, eux, ne l’ont pas saisi sur place, leur réaction va d’office au pire, qui est d’affirmer que ce sourire est le masque de l’hypocrisie asiatique…Voilà où nous en sommes dans notre occident (je dis bien : notre, car j’en suis toujours): nos esprits faussement critiques et pathologiquement corrosifs ne veulent absolument pas que cela puisse être tel que cela. Nous soupçonnons toujours autre chose. Le soupçon généralisé et perpétuel, jusqu’à ce que nous en crevions…Et cela, il faut dire, nous fait immanquablement passer à côté de la réalité. C’est un peu cette vulgarité de l’esprit, je vous avoue, que j’ai fuie.

Comme si ce sourire avait été pour moi un appel, une immense affirmation de la vie »

Extrait tiré des « Lettres du Siam » (Lettre II ou Eloge des thaïs tels qu’ils sont) - Editions L'Hexagone, correspondances de Jean Marcel avec un ami, ou il évoque le pays qui le rend heureux.

D'origine québecoise, universitaire de renom spécialisé dans la littérature médiévale et les récits mythologiques, romancier et essayiste, Jean Marcel vit en Thaïlande, pays dont il est tombé amoureux.

Il a publié de nombreux ouvrages, dont une réécriture du Ramakien (Sous le signe du singe), récit mythique thaïlandais, inspiré du Ramayana, le plus ancien des poèmes de l'Inde.

dimanche 2 décembre 2007

Syndromes and a Century




En milieu rural, dans la lumière de la nature, dénuée de néons, une femme médecin, Toey, douce comme une orchidée sauvage, est convoitée par plusieurs hommes.

L’hôpital, ouvert sur l’extérieur, donne sur des jardins. La vie se déroule au ralenti. De longues pauses se font autour d’un bouddha assis, yeux baissés.

Un dentiste écrit des chansons. On y voit la mouvance naturellement contenue des sentiments humains.

Puis le cinéaste nous projette dans un autre lieu, un hôpital ultra moderne dans la ville de Bangkok, qui, sans déshumaniser l’individu, le confronte peut être à une certaine solitude.

Malgré cette dichotomie, nous comprenons qu’il n’y a pas deux réalités mais une seule.

Il nous fait plonger dans la profondeur des esprits des personnages et par là même, celle de notre esprit et de nos rencontres, loin d’être hasardeuses.

Si les portraits sont ébauchés, les histoires qu’ils animent s’ouvrent sur une autre réflexion, celle de nos possibles vies antérieures.

"L’énergie produite par l’activité mentale et physique d’un être fait apparaitre de nouveaux phénomènes après que cet être ait été dissous par la mort" (Sogyal Rinpoché)

Que porte notre mémoire, notre corps, nos gênes, notre esprit?

Seul le voyage intérieur peut nous permettre d’appréhender le sens de notre vie, dans cette vie là.

Nous naissons, grandissons, vieillissons puis mourrons pour renaitre à nouveau.

Chaque acte de la vie laisse une empreinte et influe sur notre chemin vers l’éveil, l’affecte ou l’enrichit.

La compassion et la bienveillance envers l’autre apaisent la souffrance originelle et permettent d’accéder au bonheur.

Mais dans son film, Apichatpong insiste sur l’invisible, ce qui se sent mais qui ne se voit pas, ni ne s’entend.

Lors de plans fixes, cet invisible est une énergie largement ressentie par le spectateur. Elle est silence et vide, traversée par l’amour, mais aussi mystérieuse.

Plus précisément, les êtres qu’on croise, gentils et attachants, sont proches de l’éveil.


C’est dans son enfance que le réalisateur Apichatpong Weerasethakul a puisé ses sources d’inspiration.

Ses parents étaient médecins et il a vécu dans l’environnement hospitalier de la paisible ville de province de Khon Kaen, dans le nord est de la Thaïlande.

Apres des études d’architecte, il a choisi de devenir cinéaste (Blissfully yours – 2002, Tropical Malady - 2004).

Son film, Syndromes and a Century a eu le grand prix du festival du film asiatique de Deauville en 2007.


Texte: Dominique

samedi 25 août 2007

Djot – Ay !









C’est en cherchant l’enfant que l’on rencontre la Grande Libellule, le Coq à queue rouge, et le chiot tout fou.

L’enfant nous fait découvrir à nouveau le paradis oublié. Il se cache pour nous faire sortir du monde sérieux dans lequel nous sombrons.

Ici, un Tigre perché, là, une tortue verte, plus loin, le beau Calao.

Dans un arbre, il a rencontré le Singe à longs bras, voleur qui vole ou bon lui semble. Et le serpent siffleur entre les fleurs, le regarde délicatement.

Dans cette jungle, point de loup et point d’ogre, pire encore, le long Crocodile! Et celui ci ne semble pas ému par le petit enfant. Sa faim gronde silencieusement, il peut faire du rêve un cauchemar. Fort heureusement, toute frayeur est vaine quand le frère Eléphant veille.

Coucou (Djot-Ay en Thaï, titre original : Hush – A Thaï Hide – and - Seek) est une comptine thaï de Minfong Ho sur les magnifiques illustrations de Holly Meade) aux éditions Père Castor Flammarion.

Dominique

lundi 9 juillet 2007

Le Bouddha derrière la palissade


« L’un des deux hommes, cela se voit au premier coup d’œil, est un voyageur. Les Thaïs ne s’encombrent pas d’objets, lui si. Il porte une sorte de sacoche de facteur ; elle contient son petit fatras. La carte de Bangkok (Bangkok est un pays), son passeport (qui lui permet de vérifier de temps à autre qui il est), son carnet de notes rouge, relié pleine toile (où doit s’inscrire ce voyage), son ci, son ça, son n’importe quoi. Elle est assez rebondie, cette sacoche, et le rend très visible. Les gens pauvres qui le croisent, ou qui se sont gracieusement drapés sur le sol (les riches vont en voiture), y jettent un regard envieux. Dans le soï (ruelle transversale d’une artère importante), la grande ville paraît soudain très lointaine. Les deux hommes se tiennent sous un arbre au vert intense. Derrière une palissade délabrée s’élève une musique enchanteresse, une musique thaïe. Enigme des paroles, velours du son. Cela ne sent pas bon, quelque part une trappe est restée ouverte qui donne sur les enfers » (extrait.)

Cees Nooteboom, grand voyageur néerlandais, a écrit ce petit livre subtil et humoristique, surement à force de se perdre dans Bangkok, d’y croiser des bouddhas de toutes sortes, de toutes tailles et dans toutes les matières !

Dominique

dimanche 21 mai 2006

Merci beaucoup Saravah


Même si l’écriture et la composition expriment des sentiments venant de l’intérieur, elles fragilisent.

Personnellement, enregistrer un disque, parce qu’il est réalisé dans l’émotion, laisse un grand point d’interrogation.

Comme me le dit Jean-Jacques, mon « arrangeur » et « preneur de sons » fétiche, l’important c’est l’Intention.

Alors l’auteur-Compositeur amateur que je suis devient sensible aux encouragements!

Parmi ceux qui m’encouragent, il y a Carole et Benjamin Barouh, de la maison Saravah.
Ils m’apportent, aux travers de leurs mots chaleureux et de « passages radio », de l’énergie pour continuer de composer.
Ils ont eu aussi la gentillesse de me mettre en lien sur leur site à la rubrique des autoproduits.

Saravah, c’est plus qu’une maison de disque, c’est un label.
C’est un lieu qui initie et cultive les rendez-vous d'amitié et qui continue, dans l’esprit de Pierre Barouh, « …de passer l’essentiel de sa vie à provoquer des rencontres… ».


Si vous regardez le site Saravah, vous y découvrirez en plus des formidables disques et des talentueux artistes, « le sentiment Saravah » qui inspire le journal Saravah où des plumes alertes et élégantes s’y donnent à cœur joie.
C’est l’état d’esprit « Saravah No Kimochi », la vie s’y regarde sur des estampes japonaises et Saravah y raconte de belles histoires illustrées.

Merci Carole et Benjamin Barouh pour votre immense travail et votre vocation.

Merci beaucoup pour vos encouragements.

dimanche 2 octobre 2005

Deux albums produits pour Petit Eléphant



Ce sont les voyages et les rencontres, le partage d’émotions, et ma formation de guitariste, qui m’ont conduit à composer des chansons.


Mes sources d’influences se trouvent dans la musique brésilienne, la musique andalouse et les musiques orientales.

Dans mes chansons, je me positionne comme un vecteur des histoires humaines, des évènements et de leur mémoire

Pour l’album « Escale » et « quelque part dans le samsara », j’ai eu le plaisir de travailler les arrangements avec Jean-Jacques Vergnaud, merveilleux musicien et talentueux complice.

Dans cette intention, nous avons créé notre espace orchestral, le Gamala Taki.



Le GAMALA TAKI s’inspire des musiques du monde et exprime nos pensées musicales, nos hommages et nos improvisations.

Il est un lieu de langage universel pour les musiciens qui souhaitent s’y rencontrer.

Album Escale:

Enregistré en 2004

Paroles: Dominique Crozas

Musiques : Dominique Crozas et Jean-Jacques Vergnaud

Le monde des hommes est divisé. Le manque se confronte à l’indécence de l’excèdent. Une vie de misère peut surgir à tout instant du « paradis ».

Comme Siddharta, on peut décider d’aller voir de l’autre côté du mur.

Face à l’oppression, on se retrouve vite clandestin dans la cale d’un bateau.
On peut se voir dénoncé puis condamné de ne pas céder devant l’ignorance et la bêtise aveugle.

Dans mes chansons, je me positionne comme un vecteur des histoires humaines, des évènements et de leur mémoire. Et je vois surgir dans le Vodou un homme qui pleure et sur une île une inquiétante approche de la science.

C’est en cherchant à les connaître que je deviens l’Homme Ouvrier qui travaille dans le fer, l’Homme des Machines qui fait escale. Je tente de ressentir leurs émotions et de les transmettre à ceux qui ont aussi envie de savoir.

Ainsi, même si nous avons besoin de reconnaissance sociale pour rester digne, seule l’évocation d’une femme peut pousser le mineur de fond à descendre sous la terre.

Car l’affection, l’amour et la bienveillance restent les passages incontournables pour la paix de l’esprit. Le roi des singes peut être vertueux et l’enfant est aussi sacré que le temple de l’Aube.
Album Quelque part dans le Samsara:

Enregistré en 2005

Paroles: Dominique Crozas

Musiques : Dominique Crozas et Jean-Jacques Vergnaud

Tant qu'existeront l'espace
Et les êtres sensibles
Puissé-je moi aussi demeurer
Pour abolir la misère du monde

Shantidéva (moine tibétain)

Pour écouter:
Chansons de Dominique sur Myspace Music